Données biographiques
Roland Coudon est un peintre, dessinateur, graveur et affichiste de cinéma. Formé aux Beaux-arts de Paris, il se rend d’abord célèbre par ses portraits, dont plusieurs pour le Maréchal Pétain. En 1937, il obtient une médaille d’or pour la décoration de deux pavillons à l’exposition de Paris (P. C., 1944). Il réalise de nombreuses affiches pour la Confédération générale du travail (CGT), dont celle intitulée « Je tiens les promesses… », tirée à plus de trois millions d’exemplaires pour la campagne la plus importante de l’Occupation… Plus
Roland Coudon est un peintre, dessinateur, graveur et affichiste de cinéma. Formé aux Beaux-arts de Paris, il se rend d’abord célèbre par ses portraits, dont plusieurs pour le Maréchal Pétain. En 1937, il obtient une médaille d’or pour la décoration de deux pavillons à l’exposition de Paris (P. C., 1944). Il réalise de nombreuses affiches pour la Confédération générale du travail (CGT), dont celle intitulée « Je tiens les promesses… », tirée à plus de trois millions d’exemplaires pour la campagne la plus importante de l’Occupation. Il a également travaillé pour la Section française de l'Internationale ouvrière (S.F.I.O) en soutien à l’Espagne et la Tchécoslovaquie (Bibliothèques de Chartres, 2009). Ses affiches pour le cinéma, dont celle pour le film King Kong en 1933 (Artnet, 2015), ou celle de Feu mon Oncle !, grand film de Laurel et Hardy (Bibliothèques de Chartres, 2009), lui ont valu une grande réputation. Après la guerre, il est soigné à Montana et découvre ainsi le Valais et la Suisse (P. C., 1944). Se prenant de passion pour le pays, il peint de nombreuses vues du Valais et du Vieux-Genève, lequel l’inspire plus encore, selon ses dires, que Montmartre, qui fut l’un de ses sujets de prédilection (Berchet, 1944). Il est également l’auteur, en 1951, d’un projet de vitrail réalisé par les frères verriers Charles et Jacques Wasem et posé à l’Hôpital de psychiatrie Belle-Idée à Chêne-Bourg (GE). On ignore si l’artiste a eu d’autres occasions de travailler dans le domaine du vitrail durant la suite de sa carrière, sur laquelle on possède d’ailleurs très peu d’informations en dehors de sa période suisse.
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