Image Ordered

VMR_272: Divo Victori · Saint Victor · Bataille de Saint-Maurice
(FR_Romont_VMR_VMR_272)

Contact Details

Please specify your first name.
Please specify your name.
Please specify your e-mail address.
The e-mail address is invalid.

Please provide as much information as possible (publication title, database, publisher, edition, year of publication, etc.).

Should you have any questions, please send us an e-mail: info@vitrosearch.ch.

Please read and accept the terms of use.
Title

Divo Victori · Saint Victor · Bataille de Saint-Maurice

Type of Object
Artist / Producer
Studio
Eugène Dunand, Genève · Attribution incertaine ou
Marcel Poncet · Attribution incertaine
Dating
1922

Iconography

Description

Ce vitrail est composé de trois registres. En haut à gauche, le Christ crucifié est inscrit dans une mandorle. Au centre, saint Victor, assis sur sa monture, tient une épée de sa main droite et de l’autre un étendard sur lequel figurent trois visages. Sous le cheval, apparaît un édifice religieux derrière un casque romain surmontant des armoiries composées de fleurs de lys. En bas, la légion thébéenne se fait massacrer à Agaune, sous le regard de l’empereur Maximien Hercule, couronné et assis sur un trône à l’arrière-plan à gauche. Au premier plan, plusieurs soldats, au corps meurtri, sont nimbés.

Iconclass Code
11H(MAURICE)63 · the massacre of the Theban Legion
11H(VICTOR)11 · St. Victor as knight on horseback
73D562 · Christ is nailed to the erected cross
Iconclass Keywords
Inscription

Divo Victori (en haut)

Signature

Aucune

Technique / State

State of Conservation and Restorations

Plusieurs cassures anciennes dont certaines occasionnées lors d’une chute il y a une trentaine d’année

Technique

Vitrail au plomb, grisaille, verres américains, verres colorés dans la masse

History

Research

Cingria réalise ce vitrail en 1922, alors qu’il achève son travail pour la basilique Notre-Dame à Genève. La même année, il conçoit la première (GE_40.01) des deux verrières pour la chapelle Notre-Dame de Ré à l’église Saint-Jean-Baptiste à Perly, également en terre calviniste. En ce début des années vingt, Cingria n’est qu’aux prémisses de sa carrière de peintre-verrier. Il débute en 1913 pour la basilique Notre-Dame ( qu’il terminera treize ans plus tard). Entre-temps il crée en 1919 le Groupe de Saint-Luc et Saint-Maurice avec Marcel Poncet , société qui aura un impact considérable sur le renouveau de l’art sacré en Suisse romande jusqu’à la mort de l’artiste en 1945. Cette verrière, très colorée et composée d’un enchevêtrement de lignes, est difficilement lisible et peu claire. C’est précisément ce qui est a été reproché à Cingria à ses débuts dans l’art verrier et qui va perdurer longuement, l’artiste se plaignant de cette éternelle critique à son égard dont il voudrait tant se départir encore en 1933 (Cingria, 1933, p. 27-28). Craignant son art indiscipliné, l’architecte phare du Groupe de Saint-Luc, Fernand Dumas, refuse d’ailleurs de lui octroyer la réalisation des vitraux de la nef de l’église de Semsales en 1924, au profit de Castella, malgré le soutien de Severini, responsable de la polychromie et la décoration intérieure de l’édifice (Radin, 2011, p. 31-33). Il ne lui confiera que les petites fenêtres du baptistère. Il n’y a pas de signature de l’atelier sur le vitrail. Nous pouvons tout de même affirmer qu’il n’est pas de l’atelier fribourgeois Kirsch et Fleckner, car selon Cingria lui-même il a travaillé avec lui pour la première fois en 1927, alors qu’il ne le connaissait pas, pour la réalisation des vitraux de la nef de l’église d’Echarlens (Cingria, 1933, p. 21). Il n’est pas non plus de l’atelier lausannois Chiara avec qui il débute sa collaboration également à Echarlens. Il pourrait être de la main d’Eugène Dunand, Genevois comme lui, avec qui il travaille à plusieurs reprises sur différents vitraux pour les églises Sainte-Croix de Carouge (GE_04.01, GE_04.02, GE_04.03, GE_04.04) et Notre-Dame de l’Assomption d’Echarlens mais aucune source ne peut le confirmer. Il pourrait également avoir été réalisé par Marcel Poncet, l’artiste et verrier avec qui il a travaillé dès 1913 à la basilique Notre-Dame de Genève et qui sera avec Cingria à l’origine de la création du Groupe de Saint-Luc. Ce vitrail, propriété de la Confédération, est placé dès sa création au Musée industriel de Fribourg (Cingria, s. d., p. 11b) jusqu’à sa fermeture en 1938.

Dating
1922
Date of Receipt
1981
Owner

Confédération suisse, Office fédéral de la culture, Berne

Inventory Number
aK524, Nr.3759

Bibliography and Sources

Literature

Cingria, A. (1933). Souvenirs d’un peintre ambulant. Cahiers romands. Série 2, 11. Lausanne, Genève : Payot.

Cingria, A. (s. d.). Répertoire des oeuvres d’art religieux composées ou exécutées par Alexandre Cingria. Dans Fonds Alexandre Cingria (1879-1945). Centre de recherche sur les lettres romandes (CRLR). COC 48 A.C. Bibliothèque cantonale et universitaire. Lausanne, Suisse.

Radin, G. (ed.). (2011). Correspondance Gino Severini Jacques Maritain (1923 – 1966). Florence, Italie : Leo S. Olschki.

Sauterel, V. et Noverraz, C. (2020). Vitrail de la première moitié du XXe siècle : la couleur triomphante. Dans. F. Giese (dir.), La redécouverte de la couleur [catalogue d'exposition] (p. 101-114). Berlin, Allemagne : De Gruyter

Exhibitions

21.06.2020–28.02.2021: La redécouverte de la couleur, Vitromusée Romont

Image Information

Name of Image
FR_Romont_VMR_VMR_272
Credits
© Vitrocentre Romont
Copyright
© Confédération suisse, Office fédéral de la culture, Berne

Inventory

Reference Number
VMR_272
Author and Date of Entry
Astrid Kaiser 03.09.2014 ; Valérie Sauterel 2020
Version 1.3.1 Objects | Artists | Studios | Buildings / Institutions | Iconclass Codes